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Je ne sais pas vraiment si je devrais t'écrire.Aprés tout,ces mots ne seront jamais lus comme je voudrais qu'ils le soient.Même si tu avais été là,je ne sais pas si tu aurais aimé les lire.Si tu étais là te souviendrais-tu de mon nom? Et aprés...j'ai toujours eu envie de t'écrire,bizarrement aujourd'hui que je trouve le courage de le faire, je ne sais plus quoi te dire.J'ai même honte de t'écrire à toi,à vrai dire je ne sais pas trop pourquoi je le fais.surement pour enlever les fourmis qui me creusent le fond du ventre depuis deux ans.
Je te pleures souvent,ça vient comme une infection qui se répand en quelque secondes au bord d'une route,sur une vieille lettre,devant le panneau du village.

Si tu savais tout ce que tu rates pour un tournant de trop bordel de merde ce que j'aurais aimé que tu sois là à telle et telle soirée histoire que je t'affiche telle et telle personne pendue à mon cou ou pas,te montrer que je m'en sortais trés bien sans toi et ta gueule d'ange.C'est ce que je voulais et t'as même pas été foutu de me l'accorder.J'ai eu pleuré, trop là pour en être douloureux et aujourd'hui c'est le contraire.et pourtant tu m'as trahie, c'est vrai que je l'ai fait aussi à ma manière,même pas été foutue de me bouger le cul pour te dire au revoir. Je ne sais pas même où tu te trouves aujourd'hui et je peine à récolter de maigres photos.J'ai du mal à comprendre pourquoi je te pleures encore aujourd'hui,je t'avais déjà fait partir,ce n'est presqu'une étape de plus si on y pense.Aprés tout,toutes ces insultes,pour dire bonjour au petit prince au détour des pavés,je me suis écrasée.J'aurai souhaité ne plus te voir,jamais et maintenant je ne rêve que d'une brève poignée de secondes que tu reviennes me sourire une toute dernière fois.

Je devrais surement vivre avec ça.En fait,c'est ce que je fais aujourd'hui,tu ne me rend pas plus malheureuse,juste plus triste de ne pas pouvoir te dire en face que je vis avec l'impression d'avoir la chance de le faire jusqu'au bout même si je m'arrêtais au tournant,comme toi.










































































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# Posté le vendredi 25 avril 2008 19:13

Modifié le vendredi 25 avril 2008 19:44

Gimme 3 wishes!

Gimme 3 wishes!
Je déteste les fins de vacances.Comme tout le monde.Je passe la plupart de mon temps à dormir,j'aimerais le faire pendant plus de temps encore et pourtant je déteste ça.Je déteste ce manque d'énergie,ce manque d'ambition à faire quoi que ce soit.
Je déteste ces habitudes. Les gens ont beau dire tout sourires qu'il reste encore du temps, il ne nous en reste plus car déjà l'esprit des jeunes se trouve devant un bureau plat et froid,bien loin de l'hystérie des jours à 30°,bien loin des oreilles qui sifflent.
Et pourtant beaucoup d'entre nous rêvent à ce début septembre,l'exil vers les grandes villes inconnues est un rêve pour chacun des jeunes qui peuplent les rues de Béziers et il est à nous aujourd'hui.Chacun rêve d'un nouveau chez soi qui soit vraiment à soi,décoré par soi,aménagé par soi et surtout peuplé par soi.Chacun rêve d'un havre de paix ouvert à tous ceux qui osent y rentrer.Chacun rêve d'entamer un quotidien construit par soi,guidé des études choisies elles aussi par soi.Finalement,s'il n'y avait pas ce goût de liberté au bout, personne ne voudrait passer son Bac.
Beaucoup disent encore qu'ils veulent profiter des ruelles qu'ils ont sillonés pendant tant d'années et moi j'ai juste envie de partir.
Ces rues me rendent malade.Il est vrai qu'elles représentent tant par le passé,elles représentent chacunes des marches qui m'ont menés jusqu'ici mais tout ce qui m'importe à moi c'est qu'elles sont encore les dernières choses qui me relient à mes amis,qui me relient à Guillaume,à po,à la moitié de mon souffle Flo,à l'inexplicable Noys et à tant d'autres encore.Tous les autres je m'en fou,je sais que je ne les verrai plus,je sais que je ne leur manquerai pas et qu'eux non plus.
J'aime cette ville sûrement parceque je ne connais rien d'autre,aujourd'hui je veux respirer ailleur parcequ'ici elle me fait étouffer je ne peux plus l'avaler,elle reste coincée au fond de ma gorge.Et pourtant,combien de fois j'ai souri en la traversant? Combien...Moi aussi j'ai droit à mon exil et je me contrefous que ce ne soit qu'à Sète,cette ville n'est qu'un passage,une halte avant le grand voyage,une poussée vers Ailleurs-ville.Je veux juste aller ailleurs et pourtant rester accrochée à ce que m'a apporté cette simple ville.
J'aimerai ne jamais quitter le quotidien qui ne me lâche plus depuis 8ans,j'aimerais pouvoir ne jamais le lâcher mais son absence est incontournable,même si ça me donne la nausée chaque fois que j'y pense. Mais je ne pars pas,non!Cet essentiel là ne me quitteras pas,je pars mais je reste encore un peu ici,jusqu'à quand devrais-je encore supporter la nausée que me donne les ruelles de Béziers alors que j'aimerais simplement lui dire au revoir sur un sourire? Sommes nous véritablement des bandits? des escrocs? des lâches?
Je veux partir maintenant.Si je devais partir demain je serais heureuse.Je sais que la séparation ne changera rien à ce que je possède vraiment aujourd'hui et à ceux qui me possède,j'en ai eu la preuve il n'y a pas si longtemps que ça, ce qui m'a suffit à comprendre que rien ne changera au final.

Cette vie ne demande qu'à être vécue plus loin,
et je saurai me battre.

# Posté le samedi 25 août 2007 20:25

Modifié le lundi 27 août 2007 07:10

Eclats de Féria

Eclats de Féria
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# Posté le mercredi 22 août 2007 14:18

Modifié le samedi 25 août 2007 21:44

Eclats de Féria

Eclats de Féria

# Posté le mercredi 22 août 2007 13:58

Modifié le samedi 25 août 2007 19:47

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Pour une dernière fois je rentre ce soir, les lumières de la ville me tournent le dos.Pour la première fois ce soir je rentre sans effluves alcoolisées et,sans malaise hystérique, je laisse courir les degrés de la nuit le long de nos sourires. Sous cinq jours de révolution on ne peut qu'exploser, sous cinq jours d'euphorie on ne peut que crier qui on déteste à ceux qu'on déteste, qui on aime à ceux qu'on aime. Sous cinq jours plutot alcoolisés, cinq jours hurlés, cinq jours vécus on ne peut que se rendre à l'évidence de ce que l'on possède et ce que l'on ne possède pas ou plus. Il y a eu d'abord l'hystérie d'un tout premier jour, d'un retour en France tout neuf et de retrouvailles timides et prometteuses. Il y a eu cette envie, l'envie de se sentir envahis,entourés,enlacés mais surtout joyeusement ensuqués.Et elle commence,la mignone, elle commence avec cette marche enjouée et ambitieuse pour nous mener à la belle rouge et blanche, la belle alcoolisée.Il y a alors ces gens proches ou non-proches qui se parlent qui s'embrassent et qui tombent sur le sol ensemble,souriants, riants même. Les coups de gueules crachent et explosent,quelques larmes se mettent à couler mais les morceaux se recollent tout de suite sous l'effet magique de cette musique et toute la force qu'elle réprésente. Les bouteilles s'ouvrent,se cognent et se vident, elles ne cessent de voyager entre ces mains gorgées d'été,gorgées de jeunesse, et on se met à hurler on se met à chanter on choisit avec qui l'on va,avec qui l'on va vider cette bouteille de champagne,avec qui l'on va terminer cette cigarette,avec qui l'on va plonger au milieu de tous ces corps et se mettre à les imiter,à danser au milieu des rues sales.

Sous ses allures simples et paillardes la Féria de Béziers cache bien son jeu, cache bien son sourire, mais elle n'est en réalité qu'une joueuse, une danseuse insolente qui mélange lentement et explose si rapidement. Alors silencieusement je souris à cette tisseuse de vie qui nous donne juste envie de respirer utopiquement, tous ensemble.Insolente, insouciante, aprés ces fameux cinq jours épuisants, la ville ne peut que respirer la jeunesse et putain que ça sent bon!

# Posté le jeudi 16 août 2007 14:32

Modifié le mercredi 22 août 2007 13:56