Je ne sais pas vraiment si je devrais t'écrire.Aprés tout,ces mots ne seront jamais lus comme je voudrais qu'ils le soient.Même si tu avais été là,je ne sais pas si tu aurais aimé les lire.Si tu étais là te souviendrais-tu de mon nom? Et aprés...j'ai toujours eu envie de t'écrire,bizarrement aujourd'hui que je trouve le courage de le faire, je ne sais plus quoi te dire.J'ai même honte de t'écrire à toi,à vrai dire je ne sais pas trop pourquoi je le fais.surement pour enlever les fourmis qui me creusent le fond du ventre depuis deux ans.
Je te pleures souvent,ça vient comme une infection qui se répand en quelque secondes au bord d'une route,sur une vieille lettre,devant le panneau du village.
Si tu savais tout ce que tu rates pour un tournant de trop bordel de merde ce que j'aurais aimé que tu sois là à telle et telle soirée histoire que je t'affiche telle et telle personne pendue à mon cou ou pas,te montrer que je m'en sortais trés bien sans toi et ta gueule d'ange.C'est ce que je voulais et t'as même pas été foutu de me l'accorder.J'ai eu pleuré, trop là pour en être douloureux et aujourd'hui c'est le contraire.et pourtant tu m'as trahie, c'est vrai que je l'ai fait aussi à ma manière,même pas été foutue de me bouger le cul pour te dire au revoir. Je ne sais pas même où tu te trouves aujourd'hui et je peine à récolter de maigres photos.J'ai du mal à comprendre pourquoi je te pleures encore aujourd'hui,je t'avais déjà fait partir,ce n'est presqu'une étape de plus si on y pense.Aprés tout,toutes ces insultes,pour dire bonjour au petit prince au détour des pavés,je me suis écrasée.J'aurai souhaité ne plus te voir,jamais et maintenant je ne rêve que d'une brève poignée de secondes que tu reviennes me sourire une toute dernière fois.
Je devrais surement vivre avec ça.En fait,c'est ce que je fais aujourd'hui,tu ne me rend pas plus malheureuse,juste plus triste de ne pas pouvoir te dire en face que je vis avec l'impression d'avoir la chance de le faire jusqu'au bout même si je m'arrêtais au tournant,comme toi.




